Réfugiés d’hier et d’aujourd’hui : des indésirables ?

Une journée de rencontres débats - le vendredi 19 octobre 2018 - a été co-organisée par l'association Patrimoine Mémoires et Histoire, l'ONAC-VG,  et  le CPA ( Centre du patrimoine Arménien ) dans le cadre de Voix d'Exils. Lors de cette journée d'échanges ouverte à tous, de jeunes chercheurs ont apporté un éclairage socio-historique sur la fabrication des étrangers "indésirables" au cours des années 30 et durant la seconde guerre mondiale.

- Sylvain Bissonier, de l'ONACVG, a clairement explicité la notion d'indésirables, en la rapportant aux décrets-lois Daladier de 1938, à la fin de la 3ème république.
- Alors que, de nos jours, des personnes en situation migratoire, aux portes et au sein de l'Europe, sont à nouveau désignées comme "indésirables", des femmes et des hommes, individuellement ou collectivement, se mobilisent, comme autrefois, à leurs côtés : l'action de la Cimade par exemple, à l'intérieur des camps d'enfermement au 20ème siècle expliquée par l'historienne Anne Boitel, est assez singulière.
- L'anthropologue Thomas Ott, s'est interrogé quant à lui sur les populations roms, éternelles indésirables en Europe.
- Enfin, Lison Leneveler, doctorante en droit public, a parlé des mobilisations de solidarité et d'hospitalité en faveur des exilés, au-delà des frontières.

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