André Plumel : biographie

 

André PLUMEL  nous a quittés :  il est décédé à Montélimar  le jeudi 10 septembre 2015.

 

Plumel André 8.jpg André PLUMEL est né en 1927 dans une famille dieulefitoise très ancienne, installée route des Reymonds, à proximité de la place de la Croix (début de la route de Comps). Ses parents, Raymond et Clémence Plumel, géraient une petite entreprise électrique et mécanique (moteurs, outillage agricole). Non loin d’eux, des cousins (Pierre Plumel) tenaient la « pension de famille des Granges » (appelée aujourd’hui l’Escargot d’or).

André s’est porté volontaire pour le recensement de 1946. Cela lui a donné l’envie de mieux connaître sa ville, les habitants et de participer à l’équipement collectif. C’est ainsi qu’il entre dans l’administration des Ponts et chaussées (devenue plus tard la DDE). Sa carrière commence à Dieulefit, puis se déroule, jusque vers 1970, dans la région parisienne (région de Meaux, puis Dammartin). Après un passage à Loriol, il termine sa carrière professionnelle à la DDE de Dieulefit (conducteur de travaux).

Ses connaissances du cadastre, des habitants, de la voierie ont été très appréciées par plusieurs municipalités (MM. Raspail, Joly, Audergon) : il a siégé au conseil municipal pendant un peu plus de vingt ans. C’est aussi en raison de son expérience qu’il a été sollicité lors de la création de PMH (Patrimoine, Mémoires, Histoire, association du Pays de Dieulefit-Bourdeaux), en mars 2008. Il a  accepté de siéger au conseil d’administration. Il a fourni aux équipes de PMH, lors des expositions et des conférences, une foule d’indications précieuses. Une information donnée par André Plumel était une information sûre et vérifiée.

La famille Plumel est une famille catholique de Dieulefit connue et respectée. André, avec modestie, aimait évoquer le rôle de sa famille dans la vie collective ou paroissiale : par exemple, il aimait rappeler que son père avait été président d’une ancienne mutuelle, l’Assomption. Ou encore qu’il avait été plusieurs fois conseiller municipal et adjoint, notamment, au lendemain de la guerre, aux côtés de Marguerite Soubeyran.

Quand l’association PMH a orienté ses travaux et recherches vers les sauvetages des réfugiés pendant la guerre (1939-1945), et en particulier des réfugiés juifs, sans ostentation, André a révélé que ses parents avaient caché une famille juive dans leur maison des Reymonds (la famille Nunès). Ce qui lui valut d’être longuement interrogé et filmé lorsque le documentaire Dieulefit Le Pays des Justes a été tourné et diffusé en 2010 (documentaire historique de 52 mn, diffusé plus de 25 fois à la télévision, chaînes LCP et la Cinq). La photo ci-dessus a été prise pendant le tournage, chez lui, dans son jardin.

Fin 2013, André a souhaité ne pas se représenter au CA de PMH. D’autant qu’il avait accepté de présider l’association Pierres vives. Cependant, il est resté adhérent de PMH et souhaitait participer à la réalisation de l’enquête : Histoire des lieux, lieux d’histoire. La maladie l’a empêché de poursuivre sa collaboration.

 

André laisse le souvenir d’un homme rigoureux, modeste, d’une grande bonté. Il était membre d’honneur de PMH et restera dans la mémoire de l‘association. Il était célibataire sans enfants. Sa famille proche l’a soutenu affectueusement : PMH tient à présenter ses sincères condoléances à son frère aîné, Georges, son épouse, leurs enfants, Elisabeth et Jean-Louis, et leurs proches.

 

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